Royal de Luxe

Histoire de la Compagnie

Compagnie d’inventeurs, cascadeurs, ferrailleurs et poètes tout à la fois, menée par Jean-Luc Courcoult, Royal de Luxe est aujourd’hui considérée – à l’égale du Théâtre du Soleil pour le théâtre de salle – comme l’une des compagnies françaises les plus emblématiques, voir mythiques du théâtre de rue.

Tout a commencé en 1979, à Aix-en-Provence, lorsque Jean-Luc Courcoult, Véronique Loève et Didier Gallot-Lavallée mettent en scène, avec l’aide d’amis comédiens et musiciens, leur première création « Le Cap Horn ». Convaincus qu’il est plus facile de toucher le public en allant dehors plutôt qu’en le trainant dans une salle, le spectacle est joué à la manche dans la rue et les espaces publics. Le trio ne s’arrête pas là, bien au contraire, il multiplie les représentations avec une nouvelle création en 1980, « Les mystères du grand congélateur » et prend le nom de Royal de Luxe, clin d’œil au modèle de magnétophone multipiste à bande qu’ils utilisent pour l’écriture de leurs spectacles.

Puis, la compagnie déménage et s’installe à Saint-Jean-du-Gard dans les Cévennes, où elle crée en 1981 « La mallette infernale » ainsi que « Croquenitule et Crolenotte », un spectacle destiné aux enfants. Les années qui suivent donnent lieu à une série de nouvelles créations : « La Bénédiction du cours Mirabeau par le Pape », « Terreur dans l’ascenseur », « Le parking à chaussures », en 1981-1982, et « Publicité Urbaine », « La demi-finale du Waterclash » , « Le bidet cardiaque » en 1983.

On remarque déjà dans les titres choisis par la compagnie l’importance de la culture urbaine, des objets de la vie moderne, quotidienne, et le goût du loufoque.

Ces spectacles sont joués en France et à l’étranger, notamment en Allemagne et en Italie, et attirent de plus en plus l’attention, que ce soit celle du public ou des tourneurs.

En 1984, la compagnie s’étoffe et s’installe à Lavaur, dans la région de Toulouse. Là, elle développe une image de marque collective et travaille en variant les formes de spectacles.


Le spectacle sur trois jours. Il s’agit là de raconter une histoire à une ville entière en adaptant les scénarios à celle-ci. Ce concept à donné lieu à plusieurs spectacles, notamment « Le Lac de Bracciano » en 1984, puis en 1985 « Les grands mammifères ou l’incroyable histoire d’amour entre un cheval et une péniche » à Toulouse, « Le retour de Roland (de Roncevaux ) », et « Remington District Corporation » pour la féria de Nîmes.

Autre forme théâtrale, le théâtre de place, avec « Parfum d’Amnesium » en 1985, plus connu sous le titre « Roman Photo ». La compagnie se voit décerner le Rail d’Or suite au concours « Le théâtre entre en gare », organisé par la SNCF et le Ministère de la Culture et se produit jusqu’en 1986 dans les gares de France.

Deux parades, premières pièces d’une longue série, voient également le jour dans deux villes différentes avec en 1985 « Le retour de Roland (de Roncevaux) »  et « La Cage de Hambourg ».

Mais la troupe explore également d’autres concepts, le spectacle sans communication préalable, appelé également « accident théâtral », et monte en 1986 à Toulouse et au Danemark « L'autobus à la broche » puis « Desgarones », un rituel sur la mise à mort de voitures avec leur mise en broche publique dans un bus ou un tramway, à Valladolid et à Amsterdam en 1987.

Enfin, la troupe explore les richesses du spectacle en quinze minutes en reprenant « La Demi-finale du Waterclash » ; puis l’habitation d’un lieu avec « La maison dans les arbres » à Toulouse et « Les voitures dans les arbres » à Lisbonne en 1988. Cette forme est fondée sur l’idée d’un rendez-vous avec le public tous les jours au même endroit et à la même heure, à partir d’un évènement insolite tel que l’emménagement d’un couple dans un arbre.


1987 va être une véritable année tremplin pour la compagnie qui met au point une deuxième version de « Roman photo tournage », et commence une nouvelle tournée. Ce spectacle de théâtre de place renoue avec les formes burlesques du début et, par ses accents populaires et son humour ravageur, rencontre un grand succès national et international. Il sera d’ailleurs joué deux-cent-quarante fois dans vingt-deux pays d’Europe et d’Amérique latine mais également en Afrique et en URSS. Puis il sera repris pendant l’hiver 1991 pour une tournée au Japon, en Corée, aux Philippines, en Australie et en Nouvelle Zélande.

En 1988, Royal de Luxe fait ses valises et part pour le Maghreb. La compagnie s’installe pendant dix semaines dans le Sud marocain afin d’y mener un travail de recherche et de création dans les souks et marchés. Le but de ce long séjour à l’étranger est de trouver de nouvelles inspirations, de développer de nouvelles formes théâtrales différentes de celles auxquelles le public occidental est habitué. Ce concept amènera la compagnie à faire plusieurs autres voyages à l’étranger au fil des années.

En octobre 1989, de retour à Toulouse, la compagnie est appelée par le maire de la ville de Nantes qui lui propose de la subventionner et de mettre à sa disposition un hangar désaffecté sur les bords de la Loire. L’offre ne se refuse pas, Royal de Luxe quitte la ville rose et s’installe à Nantes. C’est dans ces nouveaux locaux que démarre la création de « La véritable histoire de France », théâtre de place qui sera présenté cinq fois dans le cadre du Festival d’Avignon en 1990 sur la place du Palais des Papes. Cette première programmation officielle représente pour la troupe le premier signe d’une reconnaissance au niveau de l’institution théâtrale française. Le festival est le coup d’envoi d’une série de vingt-trois représentions dans dix villes françaises coproductrices du spectacle. Bien que la compagnie soit non seulement reconnue mais demandée et subventionnée, elle s’accroche à ses principes de départ, notamment la gratuité de ses représentations pour le public.

En 1991, « La Véritable histoire de France » est jouée seize fois en Europe et dix-neuf fois en France, dont deux fois à la Défense devant plus de 10 000 spectateurs à chaque représentation.


1992 voit la mise en place de la tournée Cargo 92, initiée et montée par Royal de Luxe. Elle s’inscrit dans le cadre de la commémoration du cinquième centenaire de la découverte de l’Amérique et trouve un soutien financier auprès de la Ville de Nantes, du Ministère des Affaires Etrangères ainsi que du Ministère de la Culture. Mais Cargo 92 n’est pas une tournée comme les autres, elle rassemble quatre compagnies : la compagnie de danse Philippe Découflé, le groupe de musique Mano Negra, la compagnie de marionnettes Philippe Genty et Royal de Luxe ; à bord d’un même bateau, un cargo acheté spécialement pour l’occasion et baptisé Le Melquiadès.

Dans la cale du cargo, l’équipe de Royal de Luxe a construit une rue de ville française accueillant à chaque escale le public sud-américain. Ainsi, « La véritable histoire de France » est présentée dans sept ports et six pays de la façade atlantique de l’Amérique latine : Caracas (Venezuela), Bogota et Cartagena (Colombie), St Domingue (République Dominicaine), Rio et Sao Paulo (Brésil), Montévidéo (Uruguay), Buenos Aires (Argentine), soit au centre des villes, soit au port avec le Cargo en fond de scène. La Mano Negra et la compagnie Philippe Decouflé se joignent à Royal de Luxe pour la réalisation de « La grande parade de la véritable histoire de France » qui défilera à Caracas, Rio, Buenos Aires, puis, au retour, à Nantes.

Début 1993, de retour d’Amérique latine, la compagnie s’enferme pendant quatre mois à Nantes pour une toute nouvelle création dans un style bien particulier, le théâtre d’accident ou spectacle sans communication préalable. Le spectacle « Les Embouteillages » voit le jour : une vingtaine de véhicules portant sur leur toit des scènes insolites, sillonnent la ville de six à neuf heures du matin ou le soir, à l’heure des embouteillages. La compagnie souhaite par cette création interpeller le public dans son trajet quotidien à partir de scènes théâtrales accidentelles. Le hasard et la surprise sont des éléments essentiels, le public doit être étonné et non averti. Ainsi, les automobilistes et passants de Dijon, Anvers et Saint Brieuc ont été témoins de ces rencontres imaginaires et ont vu leur trajet journalier enrichi le temps de ce spectacle.


En 1992, le Royal de Luxe reçoit une aide contractualisée de l’Etat et devient alors une compagnie indépendante hors commission.

En septembre 1993, au Havre, invité par la scène nationale Le Volcan, le Royal crée « Le Géant tombé du ciel ». Ce spectacle incarne la volonté de la compagnie de raconter une histoire à une ville entière en trois journées : « Il était une fois un géant qui vivait dans les nuages. Un jour, il tomba du ciel sur un boulevard. Quand il se réveilla, les hommes l’avaient attaché. Les jours suivants, ils le promenèrent dans une grande cage pour amuser la ville. Mais toutes les nuits le géant rêvait, et ses rêves faisaient très peur aux hommes. Alors, ils construisirent un grand mur de lumière pour l’empêcher de dormir. Cette nuit là le géant rêva si fort qu’il brisa sa cage et disparut dans la lumière… ». Bien que l’histoire soit ainsi annoncée, le public ne connait pas le déroulement de chaque journée et doit partir à la recherche du géant dans l’attente de ce qui va se produire. Le géant est manipulé à vue par une équipe d’acteurs, tous vêtus de rouge, les cheveux en bataille, l’œil noir et les mollets nus. Face à ce géant, ces sympathiques personnages rappellent les lilliputiens dans l'ouvrage « Les Voyages de Gulliver » écrit par Jonathan Swift et rajoutent au côté imaginaire fantastique. Ce sont eux qui, à l’aide de poulies et de fils, provoquent les mouvements et insufflent la respiration et la vie aux autres personnages géants qui naitront par la suite.

L’année qui suit est consacrée au Géant, invité par les villes, il est aperçu dans les rues de Calais, Nîmes, Nantes et Bayonne. Du 1er au 4 Octobre, il revient au Havre dans une nouvelle production, « Le géant tombé du ciel : Dernier voyage ». Depuis son échappade du Havre, le Géant n’avait cessé de voyager, rencontrant villes et montagnes. Epuisé, il entra dans le ventre d’un volcan (référence au nom de la scène nationale du Havre, Le Volcan) pour sortir de la terre et revenir dans cette ville. Alors les hommes lui construisirent un grand radeau et le géant disparut, emporté par les flots. Ainsi, après un passage dans d’autres villes, la légende se poursuit et ce pour le plus grand plaisir du public.


De fin 1994 à mai 1995, le Royal crée un spectacle de place devant des gradins, « Le Péplum », qui puise à nouveau son sujet et sa forme dans le cinéma populaire et dont l’action se déroule il y a plus de deux mille ans, en Egypte. Ce spectacle rencontre un incroyable succès, dès sa première année de tournée en 1995 il est donné quarante-six fois dans onze villes françaises, à Vienne, en Autriche, et à Anvers, en Belgique. En 1996, il est joué trente-neuf fois dans onze villes d’Europe et en 1997, dix représentations ont lieu en Australie, et encore douze en Europe. Au total, on estime à 350 000 personnes le nombre de spectateurs entre 1995 et 1997.

Outre Le Péplum, trois autres spectacles tournent en 1997. Le Géant est repris à Barcelone durant quatre jours, le synopsis est adapté à la ville catalane, avec notamment une assise du géant sur la Pedrera de Gaudi. Le spectacle est un succès, le public est au rendez-vous, on l’estime à 200 - 300 000 personnes.

Un spectacle est également crée cette année,  « Le Rhinocéros », et avec lui une nouvelle machine. Il est donné en avant-première à Arles pendant Les Rencontres Internationales de la Photo et sera présenté tous les jours à l’Exposition Universelle de Lisbonne en 1998. Enfin, « La Maison dans les arbres » est reprise à Nantes, cette fois, du 22 au 26 août.

D’octobre 1997 à mars 1998, le Royal s’engage dans une aventure théâtrale de six mois au Cameroun et s’installe à Foulou, dans le Nord. Les interventions théâtrales se déroulent sur les marchés des villages camerounais. La troupe s’inspire de contes africains pour créer toutes sortes d’objets actionnés et de marionnettes qui seront manipulés à vue par plusieurs acteurs lors de ces petites représentations. Parmi les spectacles montés durant cette aventure, « Le tour du Cameroun en vélo » a marqué les esprits puisque celui-ci impliquait le public dans une parodie d’une compétition cycliste devant une carte du Cameroun. C’est durant ce voyage que le Petit Géant noir, personnage clé du spectacle suivant, fait ses premiers pas.


En 1998, le Royal signe son retour sur le sol européen par une série de spectacles basés sur l’Afrique et destinés aux grandes villes. Un nouveau synopsis avec le Géant, respectant le schéma des spectacles précédents (une arrivée, un départ et deux jours entre les deux), est présenté au public dans un spectacle intitulé « Retour d’Afrique ». Le Géant, sur son radeau, est porté jusqu’aux côtes d’Afrique où il découvre un village de géants noirs qui l’accueillent et lui donnent un fils à qui il conte ses histoires sur les petits hommes blancs. Un jour, s’apercevant que le garçon est parti, le Géant se lance à sa recherche juché sur le toit d’un autobus. Ainsi, le Géant et son fils apparaissent en 1998 dans trois villes de France (Le Havre, Calais et Nantes) et à Anvers, en Belgique. Tous deux défilent dans une parade au rythme de quatre grandes machines à musique animées par cinquante-cinq musiciens du Burkina Faso.

En 1999, Royal de Luxe revient à une forme plus légère de théâtre de place et crée le 5 juin à Nantes « Petits contes nègres titre provisoire », un spectacle constitué de neufs contes africano-européens inspirés de son aventure au Cameroun. Le public, installé sur un gradin spécialement dessiné pour la compagnie, tire au sort l’ordre de présentation des contes et participe ainsi au déroulement du spectacle. Coproduit par la Mission 2000 en France, il est présenté dans une douzaine de villes au cours de l’été et fait l’ouverture du festival d’Avignon. Soixante-douze représentations ont lieu de juin à octobre pour environ 70 000 spectateurs. En 2000, la compagnie reprend les contes, en langue espagnole cette fois, et s’envole pour l’Amérique du Sud. Le spectacle renommé « Pequeños cuentos negros titulo provisorio » est joué à Valparaiso, Santiago du Chili, puis à Buenos Aires. De mai à juillet de la même année, une nouvelle tournée européenne permet de présenter le spectacle dans une dizaine de villes.


A partir d’août 2000, la compagnie poursuit son travail sur les parades avec la création de deux nouvelles marionnettes. Une nouvelle histoire dans la lignée des Géants voit le jour, « Les Chasseurs de Girafes », mettant en scène la rencontre du Petit Géant avec une girafe et son girafeau. Créée à Nantes, cette histoire est ensuite racontée au Havre et à Calais devant plusieurs dizaines de milliers de spectateurs. Depuis 1993, ces trois villes sont devenues les étapes-clés des histoires de Géants et suivent avec attention les aventures de la saga.

Au printemps 2001, le Royal part en Chine pour un long séjour à Guan Cun, un village reculé de la province du Shaanxi, et emmène avec lui les Petits contes nègres. Six artistes chinois intègrent l’équipe et après trois mois de répétitions, la compagnie revient à Nantes avec un nouveau spectacle, « Petits contes chinois revus et corrigés par les nègres ». Le spectacle est joué trente fois à Paris et à Nantes jusqu’en octobre. En avril 2002, Royal de luxe est invité au festival de Hué, au Vietnam pour présenter les nouveaux contes et met en scène les dîners impériaux dans la Cité interdite. En mai, le spectacle est proposé en Corée, à Séoul. De la mi-juillet à la mi-novembre, les « Petits contes chinois revus et corrigés par les nègres » sont joués dans plusieurs villes françaises lors de soixante représentations.

En 2003, sous l’appellation d’une troupe amateur « Le tréteau des Ménestrels », Royal de Luxe présente « Soldes ! Deux spectacles pour le prix d’un ». Cette création met simultanément en scène sur un plateau tournant qui se bloque et se dérègle, deux grands classiques du théâtre : « Hamlet » de Shakespeare et « Le malade imaginaire » de Molière. Dans un premier temps, avec la complicité du festival d’Aurillac, la compagnie présente sa création dans plusieurs villes d’Auvergne. En Janvier 2004, invité par le Festival International Teatro a Mil, le spectacle adapté en espagnol est présenté lors d’une tournée au Chili qui conduit la troupe de Valparaiso et Santiago jusqu’à la région Nord du désert d’Atacama. Quatorze représentations sont données avec au total plus de 20 000 spectateurs.


De la mi-avril à la fin octobre 2004, le spectacle est joué quatre-vingt fois dans vingt-neuf villes différentes dont vingt-et-une accueillent Royal de Luxe pour la première fois. La troupe passe d’une tournée régionale dans de petites villes à une tournée internationale passant par Madrid et Pampelune. Pour cette tournée printemps-automne 2004, on estime le nombre de spectateurs à 72 000.

En 2005, « Roman Photo / Perfume Amnesico » est repris par la compagnie chilienne Gran Reyneta dans une mise en scène de Jean-Luc Courcoult, en coproduction avec Royal de Luxe. Le spectacle est présenté dans le cadre du Festival International de théâtre à Santiago du Chili avant d’entamer une tournée dans plusieurs festivals latino-américains et européens.

Au mois de mai de la même année, la compagnie crée « La visite du Sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps », l’histoire d’un sultan qui voyage sur un éléphant à travers le temps et l’espace, autour de la planète. Les premières ont lieu à Nantes, puis à Amiens dans le cadre de la célébration du centenaire de Jules Verne. Des centaines de milliers de personnes sont au rendez-vous pour assister à cette nouvelle histoire : A Nantes, les retrouvailles avec la saga des géants passionnent la ville et animent toutes les conversations pendant plusieurs jours, tandis que le public d’Amiens découvre avec surprise la rencontre entre une petite fille géante et un éléphant royal.

En juillet, puis en Octobre 2005, la compagnie reprend les représentations de « Soldes ! Deux spectacles pour le prix d’un » dans une tournée internationale avant de commencer en fin d’année, un travail théâtral avec des patients de l’hôpital psychiatrique de Nantes. « Les fous » est le premier projet de la compagnie autour du monde de la folie.

De mai à octobre 2006, le sultan juché sur son éléphant, est aperçu dans les rues de Londres, Anvers, Calais et Le Havre. Le public londonien accueille avec surprise et émerveillement la visite du sultan des Indes tandis que les spectateurs français applaudissent ces nouveaux personnages géants.


En août, Royal de Luxe intervient au pont du Gard, en jouant « Soldes ! Deux spectacles pour le prix d’un » et en y créant une installation : « Le grand géant : visite du pont du Gard ».

Le Tréteau des Ménestrels boucle sa 4ème saison avec vingt-six représentations dans les Pays de la Loire, en Rhône-Alpes… soit plus de 160 représentations pour ce spectacle.

En 2007, à la demande du Festival International Teatro a Mil, Royal de Luxe imagine une nouvelle histoire de Géants mettant en scène la rencontre de la Petite Géante, non pas avec un éléphant venu des Indes mais avec un rhinocéros, que les fidèles du Royal avaient déjà aperçu il y a une dizaine d’années. « La Pequeña Gigante y el Rinoceronte escondido » (la Petite Géante et le rhinocéros caché) est présenté du 25 au 28 Janvier à Santiago du Chili et remporte un succès populaire qui dépasse tout ce que l’on avait imaginé. Plus de deux millions de chiliens font un triomphe à la compagnie pour cette première des géants hors de l’Europe.

En mai, la Petite Géante poursuit son périple en Islande cette fois, dans une nouvelle histoire : « Le Geyser de Reykjavik ». Crée spécialement pour la clôture de la saison artistique française lors du festival de Reykjavik, le synopsis fait référence aux légendes nordiques.

Automne 2007, Royal de Luxe développe une nouvelle forme de théâtre de rue, le spectacle de vitrine, et propose une nouvelle création « La révolte des mannequins ». Sous forme de bande dessinée urbaine dans les vitrines des magasins, les mannequins se rebellent pendant neuf jours à Charleville-Mézières pour le vingtième anniversaire de l’Ecole supérieure nationale des arts de la marionnette.

En février 2008, « La révolte des mannequins » est présentée à Nantes. Depuis la première présentation le projet s’est enrichi de nouvelles histoires et comprend cette fois une quinzaine de vitrines. Après Nantes, les mannequins de Royal de Luxe ont envahis les vitrines de magasins de plusieurs villes d’Europe et sont apparus en mars à Maastricht, puis à Amiens et à Anvers dans les mois qui ont suivi.


En mai 2008, le festival de théâtre de rue Imaginarius de Santa Maria da Feira au Portugal, qui avait déjà invité deux productions de la compagnie « Soldes ! Deux spectacles pour le prix d’un » en 2004 et « Roman Photo » par la Gran Reyneta en 2006, a passé commande au Royal de Luxe afin de créer à Santa Maria da Feira une histoire de géant « La fabuleuse histoire du Géant enterré vivant » en lien avec l’histoire du château médiéval.

En Novembre, le Berliner Festspiele met à disposition de la compagnie onze vitrines du grand magasin KaDeWe de Berlin pour accueillir le spectacle « La révolte des mannequins », suite à quoi les décors partent pour l’Australie en février 2009 dans le cadre de l’International Arts Festival de Perth et en mars 2010 à Wellington, Nouvelle-Zélande, à l’invitation du festival international des Arts.

Parallèlement à l’activité de Royal de Luxe, Jean Luc Courcoult se lance dans un nouveau projet avec la Gran Reyneta et crée un nouveau spectacle dans un genre encore inexploré par la compagnie chilienne ou même l’équipe du Royal de Luxe : une comédie musicale de rue intitulée « Les cauchemars de Toni Travolta ». Après plus de sept mois passés en France pour sa création, la première du spectacle s’est déroulée en mai 2008 au Festival Art Rock de Saint Brieuc, avant de commencer une grande tournée en Europe (soixante-dix-sept dates) puis en Amérique du Sud début 2009, au Chili à l’occasion d’une autre édition du Festival Teatro a Mil à Santiago.

Une nouvelle histoire issue de la saga des Géants est née au printemps 2009 dans les ateliers de Royal de Luxe à Nantes avec pour personnages principaux un Scaphandrier et une Petite Géante, dotée d’un bateau à l’étrange vague, manipulés par des lilliputiens telles des marionnettes… Ces contes contemporains offerts à l’échelle d’une ville durant trois jours et dont les scenarii épousent l’histoire d’un pays s’adresse à un large public, sensible à l’émotion et à la poésie procurées pars les Géants.


La Petite Géante et le Scaphandrier ont parcouru le monde avec les spectacles suivants :

  • « La Géante du Titanic et le scaphandrier » les 5, 6 et 7 juin pour le lancement de la biennale d'art contemporain « l’Estuaire 2009 » à  Nantes - Saint-Nazaire.
  • « Le rendez-vous de Berlin » du 1er au 4 octobre 2009 a ouvert les festivités commémorant les 20 ans de la chute du Mur de Berlin.
  • « L’Invitation » les 29, 30 et 31 janvier 2010 à Santiago du Chili dans le cadre du bicentenaire de l’Indépendance et des 100 ans du théâtre chilien (3 millions de spectateurs).
  • « Le Scaphandrier, sa main et la Petite Géante »  les 20, 21et 22 août dernier à Anvers (plus de 800 000 spectateurs).

2010 a vu naître un nouveau géant dans les ateliers de la compagnie, un xolo, un chien-dieu mexicain spécialement crée pour le spectacle « Le Géant de Guadalajara ». Ce nouvel épisode de la saga des Géants a été présenté du 23 au 28 novembre 2010 à Guadalajara au Mexique pour fêter le bicentenaire de l’Indépendance et les 100 ans de la Révolution mexicaine (3,5 millions de spectateurs). Du 27 au 29 mai 2011, les nantais ont à leur tour fait la connaissance du dernier-né de la compagnie à l’occasion du spectacle « El Xolo » (600 000 spectateurs).

Royal de Luxe a, à nouveau, rayonné en 2012 tant en France qu’à l’international par ses créations :

  • Immense succès pour « Sea Odyssey », la dernière histoire issue de la saga des Géants qui a célébré le Centenaire du naufrage du Titanic, les 20, 21 et 22 avril à Liverpool. Plus de 800 000 spectateurs. Pour garder en mémoire ce conte qui a fait chavirer le cœur des habitants de Liverpool, la mairie a publié un beau livre, paru aux éditions Liverpool University Press.
  • « Rue de la Chute », spectacle de place. Cette traduction de la conquête de l’Ouest a littéralement conquis le public lors de sa tournée au printemps / été 2012 – Nantes, Anvers, Paris, Aurillac, Saint-Gaudens, Ramonville… plus de 50 000 spectateurs. On retrouve le langage, la veine de Royal de Luxe qui a largement contribué à sa renommée : humour, poésie, effets spéciaux.

Lors du spectacle « Le mur de Planck » en 2014 à Nantes, le public a découvert un nouveau Géant : la Grand-mère Géante. Ce nouveau Géant, témoin de la grande Histoire et des petites histoires, déversera son flot de légendes devant plus de 500 000 personnes. Un ouvrage intitulé "la Grand-mère de Nantes" retrace en images ce spectacle.

Pour « Memories of August 1914 », Royal de Luxe est à nouveau invitée par la ville de Liverpool en 2014. Ce spectacle labellisé par la mission 14-18 NOW inaugure les commémorations de la Première Guerre mondiale. La Petite Géante, le Xolo et la Grand-mère réuniront plus d'un million de spectateurs dans la ville anglosaxonne.
En 2014, Limerick accueille « The Grandmother fallen from the galaxy into a field in Munster ». Dans le cadre de Limerick Capitale Nationale de la Culture 2014, ce spectacle témoigne à la fois de la véritable histoire de Limerick et des légendes de la ville.

« Dakar-Dakar » est l’histoire d’un rescapé du dernier Paris-Dakar qui, après une épopée extraordinaire, arrive dans la capitale sénégalaise pour lancer la première course du Sénégal à vélo statique. Au cours d’une semaine de fête incroyable à Dakar au Sénégal, le spectacle traverse la ville et une grande compétition sportive est organisée entre les quartiers de Pikine, Ouakam et Fass.
 
En février 2015, Royal de Luxe fait l’ouverture du Festival International des Arts 2015 à Perth en Australie avec son nouveau spectacle « The Incredible and Phenomenal Journey of The Giants to the Streets of Perth ».
A l’invitation du Festival Zomer et de son directeur artistique Patrick De Groote, Royal de Luxe présente à Anvers en 21 juin 2015 un spectacle issu de la saga unique des Géants et intitulé « De Reuzen » (« Les Géants » en flamand).
Royal de Luxe n’a pas fini de nous faire rêver…
 

Les créations

  • 1979 : Le Cap Horn
  • 1980 : Les Mystères du grand congélateur
  • 1981 : La Mallette infernale / Croquenitule et Crolenotte
  • 1981-1982 : La Bénédiction du cours Mirabeau par le Pape / Terreur dans l’ascenseur
  • 1982 : Le Parking à chaussures
  • 1982-1983 : Publicité Urbaine 
  • 1983 : Le Bidet cardiaque / La Demi-Finale du Waterclash
  • 1984 : Le Lac de Bracciano,
  • 1985 : Le Retour de Roland (de Roncevaux) / La cage de Hambourg / Remington District Corporation / Les Grands Mammifères ou l’Incroyable Histoire d’amour entre un cheval et une péniche / La péniche sur les boulevards de Toulouse / Parfum d’Amnésium Roman-photo : tournage
  • 1986 : Le mur de lumière / L’autobus à la broche
  • 1987 : Desgarones
  • 1988 : La Maison dans les arbres / Le piano dans le bloc de glace / Les voitures dans les arbres
  • 1990 : La Véritable Histoire de France
  • 1992 : Cargo 92 (Reconstitution d’une rue de Nantes à bord d’un cargo)
  • 1993 : Embouteillages / Le Géant tombé du ciel
  • 1994 : Le Géant tombé du ciel, dernier voyage
  • 1995 : Le Péplum
  • 1997 : Le Rhinocéros / Le géant à Barcelone / Résidence au Cameroun durant six mois
  • 1998 : Retour d’Afrique
  • 1999 : Petits contes nègres, titre provisoire
  • 2000 : Les Chasseurs de girafes / Résidence en Chine durant trois mois
  • 2001 : Petits contes chinois revus et corrigés par les nègres
  • 2003 : Le Tréteau des Ménestrels : Soldes ! Deux spectacles pour le prix d’un
  • 2005 : Les fous présenté au sein du CHU de Nantes / Reprise de Roman photo par la compagnie chilienne Gran Reynata / La Visite du sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps
  • 2006 : Le Grand Géant : visite du pont du Gard
  • 2007 : La pequena Gigante y el Rinoceronte Escondido (La Petite Géante et le Rhinocéros caché) /La Maison dans la Loire /Le geyser de Reykjavik /La Révolte des mannequins
  • 2008 : Les Cauchemars de Toni Travolta avec la compagnie chilienne Gran Reynata / La fabuleuse histoire du Géant enterré vivant
  • 2009 : La Géante du Titanic et le scaphandrier / Le rendez-vous de Berlin
  • 2010 : L’invitation, à Santiago au Chili/ Le Scaphandrier, sa main et la Petite Géante, à Anvers en Belgique / Le Géant de Guadalajara, au Mexique
  • 2011 : El Xolo à Nantes
  • 2012 : L'odyssée de la mer à Liverpool en Angleterre
  • 2012 : Rue de la chute
  • 2014 : Le mur de Planck
  • 2014 : Mémoires d'août 1914
  • 2014 : La Grand-mère tombée de la galaxie dans un champ du Munster
  • 2014 : Dakar-Dakar
  • 2015 : L'incroyable et phénoménale voyage des Géants dans les rues de Perth 
  • 2015 : De Reuzen, Le Mur de Planck

     

Les tournées

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