La Visite du sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps

Création 2005

Voici l'histoire totalement incroyable et cependant véridique d'un sultan des Indes tourmenté dans chacun de ses rêves par la présence d'une petite enfant occupée à traverser le temps. Le sultan ne dormait plus, des crises d'angoisse de plus en plus fortes l'éloignaient des affaires de son pays.

Pour neutraliser sa maladie, et persuadé qu'il fallait trouver l'enfant dans le territoire des songes, un obscur ingénieur dès l'an mil 900 se lança dans la construction phénoménale d'un éléphant à voyager dans le temps.

Quelques mois plus tard le sultan s'embarqua avec une partie de sa cour à la recherche de la petite géante qui au cours des cauchemars s'était transformée en une marionnette de cinq mètres de hauteur.

Le voyage fut pénible. Un indice cependant guidait l'équipage. La géante adorait la couture : par exemple elle aimait coudre les voitures sur le goudron, les bateaux sur les quais ou les trains sur leurs rails et de temps à autre des enveloppes sur les boîtes aux lettres.

L'éléphant, lui, marchait à la sueur de l'équipage. Chose étrange comme peut l'être une histoire d'amour, il sentait le besoin de la rencontrer, et joyeux à certains moments il pouvait déféquer des centaines d'oiseaux vivants disparaissant dans le ciel dans un barrissement de bonheur.

 

© Jean-Luc Courcoult, auteur, metteur en scène -  Fondateur de la compagnie Royal de Luxe

La Visite du sultan des Indes sur son éléphant à voyager dans le temps - Extrait Revue de Presse

Evening Standard – 08/05/2006 – Robert Mendick

« What counted was that thousands will be able to tell their grandchildren of the day an elephant blocked central London’s streets. »

 

France Soir – 21/05/2005 – Ariane Dollfus

« Un talent énorme »

« Hommage à Jules Verne, le pachyderme de 12 mètres de haut abrite des mécanismes dignes du romancier. »

« […] la bête est là, dans les rues de Nantes, magique et poétique, hautement technologique et manœuvrée par une dizaine de Lilliputiens en livrée rouge et godillots à peine cachés dans les entrailles du pachyderme. »

 

Ouest France – 23/05/2005 – Isabelle Labarre

« La gamine est partie, l’éléphant déprime. Le public aussi. »